17 mars 2011

Foire aux questions (FAQ)

Qu’est-ce qu’un centre social et socioculturel ?

Implantés au cœur des quartiers, dans les villes et en milieu rural, les centres sociaux sont des équipements polyvalents ouverts à tous les habitants, où chacun peut y trouver des activités et des services dans les domaines les plus variés : culture, insertion, loisirs, logement, garde d’enfants, etc.

D’un premier regard, ce sont de simples espaces d’animation socioculturelle. Or, l’ambition des centres sociaux et socioculturels va bien au-delà. Plus que des équipements, ce sont des projets participatifs de développement.

En effet, depuis leur création, à la fin du siècle dernier, les centres sociaux ont eu, pour objectif prioritaire, de faire participer les habitants à l’amélioration de leurs conditions de vie, au développement de l’éducation et l’expression culturelle, au renforcement des solidarités, à la prévention et la réduction des exclusions.

Chaque centre, parce qu’il est enraciné dans la réalité locale, a son identité propre, mais il fait partie d’un réseau qui souscrit aux valeurs et aux exigences communes de la Charte fédérale nationale.

Le centre social est un lieu d'accueil et d'information

Qui vient dans un centre social et socioculturel ?

Tout le monde. Sans distinction d’âge, d’appartenance ethnique, religieuse ou culturelle, ni de situation sociale. Cependant, certains centres, selon leur implantation, sont amenée à intervenir en direction de populations prioritaires, parce que plus fragiles, plus démunis, plus menacés : familles monoparentales, personnes âgées, adolescents ou jeunes en difficulté, chômeurs, immigrés. Loin d'être des ghettos de publics en difficulté, les centres sociaux sont avant tout des lieux de mixité sociale. On y parle d’abord épanouissement, promotion, citoyenneté. Les portes du centre social sont si souvent ouvertes et pour des causes si diverses (culturelles, ludiques…) que les personnes se sentent préservées dans leur dignité.

Que trouve-t-on dans un centre social et socioculturel ?

De tout. Et cela dépend surtout des caractéristiques de son territoire et des aspirations et initiatives des habitants. Depuis des activités ludiques, jusqu’à l’atelier d’insertion qui a généré plusieurs emplois, en passant par les femmes-relais, l’atelier théâtre ou vidéo, l’alphabétisation, les cours de cuisine, l’accès au multimédia, le centre de loisirs sans hébergement, le foyer des jeunes, un atelier de création-couture, un service de proximité, une halte-garderie, la rédaction du journal du quartier, etc.

Ouvert à toute attente et à toute proposition des habitants, le Centre social répond en priorité aux nécessités de la vie quotidienne qui peuvent être prises en charge dans le cadre du voisinage. Il est un des lieux traditionnels d’intervention des travailleurs sociaux. Dans son champ d’action, on trouve aussi les loisirs, le développement culturel, car ces activités correspondent à des besoins d’épanouissement personnel et dont l’accès doit être permis à tous, quelles que soient ses moyens.

Comment fonctionne un centre social ?

Un centre social, c’est une équipe, composée de bénévoles et de professionnels salariés, qui le fait tourner. Cette coopération bénévoles – salariés est au cœur même du projet. Ses bénévoles sont des habitants du quartier, venant au centre social et devenus acteurs de son fonctionnement et/ou de sa gestion. Chaque centre social associatif est géré par un conseil d’administration dont la majorité des membres sont des habitants du quartier. Pour qu’il y ait centre social, il est donc indispensable que les habitants soient plus que de simples consommateurs de services ou d’activités conçus, décidés, animés ou gérés par d’autres. Par ailleurs, chaque centre social fonctionne sur un principe dit  "d’animation globale". C’est l’animation globale qui donne à la polyvalence du centre tout son sens, sa vraie dimension. Elle se caractérise par la prise en compte de l’ensemble de la problématique sociale locale. Grâce à elle, le centre social est beaucoup plus qu’une simple juxtaposition de services, d’activités, d’actions. Plus qu’un fil conducteur, cette animation globale garantit le projet de développement et la démarche participative.

Qui finance un centre social et comment ?

La question des ressources et des moyens financiers se réfère à l’identité du projet des centres sociaux et socioculturels qui se veulent des acteurs à part entière du développement social, et non pas de simples opérateurs des politiques publiques. Le financement des centres provient de fonds publics mais aussi de la participation financière des adhérents et de certaines prestations payantes.

Les principaux financeurs à Paris sont :

– La Caisse d’allocations familiales, qui accorde un agrément ouvrant droit à une prestation de service de la CNAF. Ces structures appuient très fortement le développement des centres sociaux et socioculturels dans leur fonction d’animation globale et de participation des habitants.

– La Ville de Paris, à travers principalement la Direction des Affaires sociales, de l'Enfance et de la Santé (DASES), ainsi que la Direction à la Politique de la Ville et à l'Intégration (DPVI), la Direction des familles et de la petite famille (DFPE), la Direction de la jeunesse et des sports (DJS), la Direction du développement économique, de l'emploi et de l'enseignement supérieur (DDEEES) , la direction des affaires scolaires (DASCO)… Ainsi que les mairies d'arrondissement.

– Le Conseil régional Île-de-France

– Les services déconcentrés de l’État Jeunesse et Sport, Cohésion sociale, Emploi et Formation professionnelle, participent de même aux financements des activités des centres et parfois aussi à la fonction pilotage.

Qui gère un centre social ?

C’est la plupart du temps une association loi 1901. Plus de 70 % des centres sociaux agréés en France sont actuellement en gestion associative. Les CAF, la MSA, des municipalités ou CCAS, des promoteurs sociaux peuvent aussi gérer des centres sociaux, soit en gestion directe, soit en co-gestion. A Paris, 27 des 33 centres sociaux sont associatifs. Les 6 autres sont en gestion directe par la CAF de Paris.

 

D'après FCSF, texte publié sous licence Creative commons CC-BY-SA

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