La Clairière en action

La fermeture des locaux du centre social La Clairière impacte fortement l’organisation des activités. Durant cette période l’axe de travail de toute l’équipe est de maintenir un lien social avec les publics et l’équipe bénévole :

  • Appels téléphoniques: les coordinateurs appellent les publics qu’ils connaissent. Certains bénévoles les appuient dans cette démarche.
  • Mails: le lien se poursuit avec des échanges de mails pour ceux qui en disposent. Information pratique, billets d’humeurs, …
  • Groupe WhatsApp: un groupe a été mis en place pour les bénévoles. Des échanges sur des ressources pour maintenir des ateliers, des échanges sur l’humeur du moment, des messages d’humour. Un groupe a été créé pour les familles qui fréquentent le centre social ainsi que 3 groupes pour les apprenants ASL
  • Réseaux sociaux: la page Facebook de La Clairière est actualisée quotidiennement pour publier des infos pratiques (lieu de distribution alimentaire, attestation en plusieurs langues, sites et ressources culturelles, ressources pour l’accompagnement à la scolarité et pour du loisir en famille, pour se maintenir en forme, …)
  • Gazette « Le Confiné Libéré» : La Clairière édite une gazette du confinement. Elle est composée de témoignages, de réflexions, de partage de ressources en ligne. Les contributions sont celles du public et des bénévoles. Elle est diffusée par mail, sur Facebook et le site web de La Clairière.

Parallèlement à cet axe l’équipe s’efforçe de maintenir certaines actions et services de La Clairière :

  • Collectif famille: permanence d’écoute et de soutien face aux questions et inquiétudes exprimées. La référente famille assure un appel quotidien aux familles ainsi que l’animation d’un groupe WhatsApp.
  • Espace Public Numérique : Pour cette activité comme pour les autres, le lien est maintenu avec les participants pour échanger, éviter l’isolement, recueillir d’éventuelles problématiques et apporter des réponses. Le centre maintient quelques ateliers à distance et poursuit ainsi, à travers des échanges de mails, l’atelier de perfectionnement.
  • Accompagnement à la scolarité: La continuité pédagogique et les inégalités entre jeunes sont criantes dans ce domaine. Le centre maintient un suivi pour les jeunes qui semblent en avoir le plus besoin. Les bénévoles se sont mobilisés pour assurer un suivi personnalisé. Cette action sera un axe prioritaire de la phase de « déconfinement »
  • ASL: 3 groupes whatsapp existent pour maintenir une continuité des ateliers. Des liens vers des sites dédiés à l’apprentissage linguistique sont proposés mais aussi des fiches d’exercices. Au-delà de la continuité linguistique c’est la continuité du lien qui est essentielle pour un public qui peut être en situation de grande précarité. L’arrêt d’emploi, souvent précaire mais qui générait une petite ressource, peut conduire certains à basculer dans une réelle situation de précarité. Dès lors, ce sont les questions d’accès à l’alimentation ou à des fournitures quotidiennes pour bébé qui se posent. Le centre social La Clairière touche un public qui habite parfois loin du centre, en dehors de Paris. Son action consiste alors à mettre les personnes en relation avec des structures d’aides proche de leurs lieux d’habitation.

Voici le texte d’un bénévole qui illustre la démarche :

« En décembre 2019, une apprenante du groupe A2/B1 a eu l’idée de créer un groupe wattaspp. Ce groupe d’apprenants volontaires a grossi petit à petit pour arriver aujourd’hui à dix dont les deux professeurs bénévoles M. et A.

Au départ et jusqu’à la date du confinement les échanges étaient purement amicaux. Par exemple, certains se retrouvaient le week-end pour une sortie.

A partir de la première semaine de confinement j’ai utilisé ce groupe pour rentrer en contact avec eux. J’ai également échangé avec quelques personnes par courriel et par texto, tous n’ont pas wifi, ou lorsqu’il s’agissait d’un problème plus personnel comme le recours à l’aide alimentaire.

Les deux premières semaines de ce confinement ont été studieuses, beaucoup de motivation. Trois apprenants avaient acheté la semaine précédant l’arrêt des cours la méthode que j’utilisais fréquemment. Une personne a même envoyé aux autres quelques fiches de travail.

J’ai transmis des fiches de vocabulaire, de grammaire, une partie de l’arsenal pour apprendre le Français.

Maintenant leur motivation est presque au point mort ; des nouvelles mais peu d’échanges concernant l’apprentissage du Français. Tous m’ont avoué trouver le temps long mais je ne peux pas dire si tous reprendront le chemin de La Clairière si les ASL reprennent. 

Tous les participants de ce groupe sont autonomes et ont un niveau très correct à l’oral. Ils ne me parlent pas de leurs éventuelles difficultés et pourtant j’insiste.

Je suis en contact également avec certains bénévoles par téléphone, texto ou courriel et nous échangeons nos états d’âme. »

 

 

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